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LA CÔTE-D'IVOIRE
Avril 2005
Depuis le début, j'ai senti que l'Afrique est un endroit très important pour l'éveil spirituel. Les Africains de la Côte-d'Ivoire sont naturellement spirituels, ce qui veut dire qu'ils ont un grand cœur et que ce sont des êtres réceptifs. Peu importe ce qu'ils ont pu perdre dans ce monde, ils n'ont pas perdu leur esprit, et l'esprit, c'est le véritable joyau, en tout. Si nous perdons contact avec l'Essence, alors, il y a vraiment un sentiment de perte dans notre vie. Il y a vraiment de grandes chances pour qu'un grand feu spirituel s'enflamme en Côte-d'Ivoire, qui fera resplendir le pays d’un éclat divin plein de grâce. Je ressens comme un privilège le fait d'avoir rencontré ces personnes merveilleuses.
Je voudrais partager l’expérience de mon passage en Côte-d'Ivoire avec vous tous
J'ai été invitée en Côte-d'Ivoire par M. Désiré Dallo et j'ai pensé que le temps que nous aurions là-bas serait très court, cinq jours seulement, mais comme j'ai senti que c'était "le bon moment" pour le faire, je l'ai fait. Ces cinq jours ont été remplis d'expériences merveilleuses qui demeureront présentes en moi pour le reste de mes jours.
La gentillesse de Désiré a contribué à ce que le peu de temps de notre séjour là-bas soit très prodigue. Il a pris soin de chaque détail pour nous offrir un séjour agréable.
L'effet que les êtres ont eu sur moi a été (est) vraiment profond. Même dans les tout premiers instants, il a été tout à fait évident qu'ils étaient ouverts et pleins d'amour, à un degré que je n’ai encore rencontré nulle part ailleurs dans le monde.
Pour moi, c'est quelque chose de passionnant et merveilleux. Cela donne une qualité vibrante aux "enseignements". A chacune de nos rencontres, ils étaient réceptifs aux offrandes et créaient donc une atmosphère stimulante qui était ressentie par tout un chacun. Nous en avons tous été nourris. Il n'y a eu que trois satsangh et chacun a duré deux heures. Environ 45 personnes sont venues assister au premier, environ 60 au suivant et 75 au dernier, ce qui est donc un bon début. Au fait, 95 % des personnes, dans l'assemblée, étaient des hommes. Cela aussi, ce fut une merveilleuse surprise ! Je suis toujours heureuse de voir des hommes entrer dans l'arène spirituelle. Les hommes acquièrent un rayonnement et une puissance subtile lorsqu'ils examinent les thèmes les plus profonds de leur vie. En Occident, je trouve que ce sont les femmes qui sont principalement actives dans la communauté spirituelle. D'ailleurs, à ce propos, je voudrais inviter davantage d'Africaines à participer aux satsangh la prochaine fois que je viendrai.
La langue de la région est le français et Alex (désolée, je ne connais pas son nom de famille), mon traducteur, était très compétent. Lui et moi parlions d'une seule voix aux gens et bien sûr, il me traduisait aussi leurs paroles. Chaque soir, sur la demande d'Antoine, je mentionnais le Mahatma Gandhi et sa vision, sa force et sa sagesse en tant qu'être spirituel arrivé à ses fins sans recourir à la violence. En forçant l'Angleterre à capituler, Gandhi et les siens ont travaillé pour le bienfait de tous les êtres. Je mentionne ceci parce que la Côte-d'Ivoire a été complètement absorbée par l'agitation pendant très longtemps et que les Africains aimeraient voir la situation glisser dans l'oubli. J'ai mentionné que Gandhi lui-même n'était pas agressif, mais que sa "désobéissance civile" était réellement agressive et qu'elle avait besoin d'être agressive. Il croyait entièrement que tout pouvait être accompli par des moyens non violents et il avait raison… cela pouvait l'être et cela l'a été.
Nous avons décidé de prier profondément en groupe pour la résolution du conflit et la paix pour le peuple ivoirien et le pays.
Notre prière est que le peuple africain soit libéré de la pauvreté et de l'oppression, que la région en vienne à la paix et que le peuple atteigne son véritable potentiel dans le pays qui est le sien et en possession des ressources qui sont les siennes.
Chaque soir à 21 heures (heure d'Abidjan), nous nous réunirons, peu importe où nous nous trouvons dans le monde, pour invoquer la grâce de Dieu et une réponse à notre appel. Nous voulons un résultat.
Tous ceux qui veulent se joindre à nous SONT LES BIENVENUS !
21 h à Abidjan (Côte-d'Ivoire) correspond en Europe à 23 h, à 22 h à Londres, 17 h à New York et 14 h à Los Angeles. Nous accomplirons cette prière jusqu'au 20 avril 2006.
Comme l'assemblée présente au satsangh a voulu apprendre le Gayatri Mantra, nous avons fait une initiation et, avant de commencer, un homme a lu une feuille sur la lignée de Sacha, qui a été distribuée aux gens ; il a ensuite demandé à être initié au mantra Prehbu Apa Jago, donc nous avons fait cela joyeusement. Ils s'y sont mis de suite et l'ont chanté à la perfection.
Un homme, Basil, a remarqué le fil rouge que je portais autour de mon poignet. Maharajji l'y avait attaché le matin où j'avais quitté l'ashram.
Alex m'avait dit auparavant dans la semaine que le fil rouge au poignet était aussi utilisé comme une protection en Afrique de l'Ouest. Basil a dit alors qu'il en voulait un aussi et le souhait qu'il a exprimé s'est répandu rapidement dans l'assistance. C'est ainsi que le dernier soir, j'ai donné le fil rouge à tout le monde, ainsi que le Gayatri Mantra et le mantra de Prebhu Apa Jago, et bien entendu, nous avons fait ensemble une prière pour la paix et la prospérité de la Côte-d'Ivoire. Ce fut une soirée merveilleuse. Je ne voulais pas quitter la pièce, quand le moment est venu de dire « au revoir ».
Au cours de la visite, Désiré Dallo a accompagné Swâmi Satchitananda (Anandaji),
Kevin Keating et moi-même pour nous faire rencontrer la famille et les amis des environs. C'était vraiment agréable, nous avons pu faire l'expérience de la manière dont des membres de la communauté d'Abidjan vivent et de la façon dont ils partagent leur maison et leur temps avec les visiteurs.
Nous avons appris que, pour exprimer du respect envers un Africain de l'Ouest, il fallait lui serrer les mains avec nos deux mains. Comme le fait de recevoir une offrande de prasad des deux mains montre du respect pour l'offrande. J'ai aimé serrer leurs mains de mes deux mains, c'était très amical et stimulant. C'est une façon énergique et joyeuse de prendre contact.
Désiré nous a emmenés aussi à un endroit où ils ont un projet de construction d'une école d'enseignement spécialisé. Son épouse, Yvette, ainsi que d'autres, enseigneront aux enfants qui ont des besoins particuliers.
Nous avons aussi visité un site potentiel pour un "Centre de Sacha" et un temple. Le projet consiste à proposer, dans ce futur centre, le Gayatri Mantra, des méditations et des enseignements spirituels. Nous avons offert des bénédictions pour cette tentative. Je veux vraiment voir cela se produire ! Un bon endroit dans lequel les gens peuvent se sentir inspirés, voilà ce dont il s'agit.
Un matin, nous avons été à l'océan. Après avoir fait un repas léger, pour accéder à la plage, nous avons pris un bateau pour traverser un lagon. De l'autre côté, il y avait des hommes qui tiraient des filets pour collecter la pêche de la journée. C'était étonnant de voir tous les efforts qu'ils fournissaient et tout le temps que cela prenait ; la façon dont ils chantaient des chants de "tirage de filets", tandis qu’un des leurs se servait d'une bouteille de gaz propane comme tambour, pour garder le rythme. C'était un travail dur, très dur. Leurs corps étaient pareils à une sculpture. C'était une scène merveilleuse. Alex, Ananda et Kevin se baignèrent dans la lumière éclatante et dans la chaleur de l'après-midi. J'ai l'impression qu'ils ont passé un moment sensationnel. J'étais assise sur le sable mouillé près de l'eau pour me rafraîchir et une vague est venue sur moi. C'était bien, j'étais trempée. Désiré a passé un bon moment avec Tony, son fils, simplement, sur les chaises longues, à se relaxer.
Pour notre dernier jour en Afrique, nous sommes allés sur un site de rochers ancien. C'était un lieu sacré très inhabituel qui renfermait une énergie merveilleuse et des secrets ancestraux qui restent à découvrir.
De nombreux hommes du village nous ont servi de guide dans cette promenade. Les formes que nous rencontrions, celles des rochers, étaient inhabituelles, c'est le moins que l'on puisse dire. Elles étaient également très difficiles à photographier et à mettre en perspective.
Désiré, Alex, Ananda, Kevin et moi avons fait une cérémonie. Nous avions avec nous beaucoup d'éléments pour les offrandes. Kevin jouait des percussions et les rochers, à leur façon, jouaient à son rythme. C'était merveilleux. Nous avons prié pour le monde, comme nous le faisons toujours.
Nous avons laissé des offrandes pour l'Esprit du Rocher.
Je me souviens que l'on m'a dit, à un moment durant notre visite, que les musulmans, les chrétiens et toutes les autres personnes vivaient ensemble dans le village comme des frères et sœurs. C'est quelque chose que j'ai pu effectivement ressentir. Quand nous avons quitté ce lieu, j'ai senti que j'aurais beaucoup aimé y rester pour quelques jours, seule, dans une atmosphère plus silencieuse, pour pouvoir juste être avec les rochers et les écouter. Mais ce n'était pas possible et j'ai senti que les moments auxquels nous avons goûtés ont vraiment été exceptionnels.
Nous avons donné aux hommes du village un tissu de soie bleu en bandelettes et leur avons demandé de mettre une prière sur cette bandelette et de l'attacher à un arbre.
Certains l'ont fait de suite. Mais, quand nous sommes retournés au village, quelques hommes ont voulu couper les morceaux plus petits pour que les femmes puissent elles aussi prendre part aux prières. C'était si attentionné de leur part !
Pour cette dernière soirée en Afrique, quelques-uns d'entre nous se sont réunis dans ma chambre pour notre dernière prière et notre dernière méditation ici. Antoine nous a parlé de sa prière de vigilance constante après en avoir reçu le message dans son coeur. Cela nous confirma dans notre engagement de continuer la prière pour la Côte-d'Ivoire tout au long de l'année à venir.
J’aspire à y revenir parce que, même au beau milieu de l'agitation, j'ai été touchée si profondément par les gens que je veux faire tout ce qui est en mon pouvoir pour leur amener quelque chose.
Ils ont tant donné, durant ce séjour si court et merveilleux. Ce fut un bel échange.

* Prasad : nourriture consacrée par un Maître et offerte à l'assistance pour nourrir de lumière et d'amour la qualité de l'âme.
ShantiMayi©
Avril 2005
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